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JARIELLE ☾ vieux frère.

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murphy's law › je suis un fataliste
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posts : 776
faceclaim : sarah hyland, la douce.
multinick : not yet.
âge : Tu viens d'avoir 25 ans et t'es désillusionnée. Fanée, alors que t'es en âge d'éclore. Derrière ton apparence de poupée, la vie t'a déjà bien appris.
http://thegreatperhaps.forumactif.org/t2568-arielle-desastre-des
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Jeu 4 Mai - 17:22

Le cœur lourd. Endolori. Meurtri. Le cœur qui saigne. Qui se meurt, laissant ce liquide carmin s’échapper de par toutes ses entailles. Entailles trop nombreuses. Parce qu’il est en mauvais état, ton organe vital. A bout de souffle. Il bat difficilement, presque comme s’il n’en avait plus envie. Presque comme si, tu n’en avais plus envie, toi. Et, c’est pas faux, au fond. Toi, tu voudrais que ça s’arrête. Tu voudrais que toute cette peine s’en aille. Qu’elle sorte de ton cœur. Qu’elle ne s’accroche plus à ton âme. Qu’elle ne t’abîme plus la peau. Quitte à ne plus rien ressentir du tout. Être apaisée, simplement. Loin de toutes ces mauvaises choses, celles qui te collent à la peau. Tu voudrais oublier, de nouveau. Comme hier soir. Quand tu t’es livrée à la bouteille. Que tu lui as fait confiance, pour soigner ton âme. Parce que, c’était la seule présente. La seule qui pouvait être une solution. T’étais pas certaine, un peu hésitante, puis t’as craquée. Tu t’es laissée plier sous le poids du désir. Parce que, tu le désirais vraiment, le calme. L’oubli. Parce que, les mots de Dexter tournaient en boucle dans ta tête. Ils tournaient à t’en démolir la boite crânienne. Ils faisaient échos sur ta peau. L’éraillant un peu plus. Ils éclaboussaient ton cœur de noirceur. Et, t’y laissaient tomber un peu plus, dans la noirceur. Dans les tréfonds de ton être. Trop perdue pour comprendre ce que tu ressentais. Ce que tu ressens. Parce que c’est toujours une question sans réponse. Et, ce qu’il ressentait lui. Parce qu’il n’a pas dit un mot. Pas un seul, sur la révélation de la soirée. Sur la raison de ton retour. Ce déni de grossesse. Ton bébé. Votre bébé. Que t’as perdue avant la fin, le terme. Parce que t’as chuté. Parce que t’as pas su le protéger, ce petit ange qui prenait vie en toi. Incapable que t’es. Tu ne t’attendais pas à ce qu’il saute de joie, à ton retour. Tu ne t’attendais pas à ce qu’il débarque, comme ça, alors que t’étais pas prête. Que t’avais pas mis les mots en ordre. Que tu ne savais pas comment lui dire. Parce que toi, tu ne voulais pas t’y prendre comme ça. Mais, t’as pas eu le choix. Tu n’as plus le choix de rien, ces derniers temps. T’attendais pas d’effusion de bonheur et d’amour, à l’annonce de tes mots. T’attendais pas la colère et l’indifférence non plus. Pourtant, c’est ce que t’as eu. T’aurais voulu une réaction. Une vraie. Une seule. Tu n’y as pas eu le droit. T’as juste eu des accusations. Égoïsme, abandon. Et des aveux. Il regrette tout. Tout de vous. T’as gâché sa vie. Accusations qui résonnent encore. Encore parce que l’alcool s’est dissipé. T’en regrettes presque ton mal de tête et tes yeux douloureux. Ritournelle qui recommence, qui s’imprime dans ta mémoire. Chanson qui te hante. Qui te cloue au sol. T’as plus envie de ça. Plus envie de mourir là, sur ton lit. T’as besoin d’air. D’un peu de joie. Parce que malgré tout, t’y crois encore toi, à la joie. Et, tu sais où la trouver. T’as toujours su où la trouver. Ton sac embarqué, tu claques la porte de l’appartement de Navi, ton grand frère. Grand frère qui ne peut rien pour toi, pas cette fois. Parce que, t’as pas envie de lui parler. Ni à lui, ni à Kenzo. Colocataires que t’aimes du plus profond de ton cœur, mais avec lesquels tu n’as pas envie de partager ça. Parce que t’en as marre, toi, de toujours tuer leur bonne humeur. Des les noyer de tes larmes. Tes pas te guident, sans attendre. Démarche pressée, parce que tu l’es. Tu trépignes d’impatience. Destination qui réchauffe ton cœur. Tu sais déjà que tout ira mieux, une fois que tu y seras. Une fois que tes opales se poseront sur son visage. Et que tu lui sauteras au cou. T’es pas tactile toi, t’aimes pas le contact. Mais avec lui, après deux années de silence, tu sais que tu n’y échapperas pas. Que tes bras l’entoureront avant même que tu ne t’en sois rendue compte. Jesse. Comme ton meilleur ami, depuis toujours. L’être qui a partagée ton quotidien, qui a découvert en même temps que toi qui t’étais. Les bons et les mauvais côtés. Même celui que tu caches à tout le monde, ta violence. Celui qui ne t’a pas jugé, pas une seule fois. Celui qu’est parti, il y a deux ans. Qui t’a abandonné, te laissant juste un petit mot. Comme si t’avais pas compris. Comme si le flou qu’il avait posé noir sur blanc t’avais embrumé l’esprit. C’était sa rupture, le motif. Tu lui en as voulu, un peu. Beaucoup parfois. Mais t’as fini par le comprendre. Plus encore après avoir fait la même chose, une année après lui. Être qui t’a manqué. Et, qui a provoqué une vague de joie intense en toi, quand il t’a dit qu’il était revenu ici. Le problème, c’est qu’il y a quatre mois, t’étais enceinte et plus là. Alors, aujourd’hui, tu vas combler le manque. Tes pas s’arrêtent, devant cette nouvelle adresse. Tu t’avances et tu frappes à la porte, espérant le trouver. Parce que, tu ne lui as pas dit que tu venais. T’as eu envie de lui faire la surprise, même si c’est un peu idiot comme idée. T’as le sourire qui se dessine déjà trop grand sur ton visage. Et, bordel, t’es déjà heureuse à l’idée de l’apercevoir, de le retrouver. T’as tellement de choses à partager avec lui.

 
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Sam 6 Mai - 21:31

vieux frères


Il y a des moments, comme ça, où tu es pris de nostalgie en passant à chacun des voyages que tu as effectué ces deux dernières années. Tous ces lieux magnifiques que tu as eu la chance de visiter même si tu t'es retrouvé de nombreuses fois dans la galère... Et maintenant tu es là, de nouveau à Wellington, la ville où tu as passé la plus grande partie de ta vie. La seule qui a changé depuis ton retour, ce sont les nouvelles personnes que tu côtoie à présent car tu n'as presque plus personne de ton entourage d'avant dans ta nouvelle vie. Pas étonnant, qui voudrait revoir un type qui a fait le mort pendant deux ans sans laisser de nouvelle ? La seule que tu as tenté de revoir par toi-même, c'est Arielle, celle que tu as toujours considéré comme ta meilleure amie. Pourtant, tu n'as jamais eu vraiment de personne dont tu te sentais proches, vraiment proches. Mais elle, elle a toujours été une exception à la règle. Tu l'as cherché comme un dingue dés que tu avais du temps de libre, les premières semaines de ton arrivée ici. Puis tu as laissé tomber en te rendant compte qu'elle n'avait plus l'air d'être là. Tu t'inquiètes toujours, tu te demandes si elle ne t'ignore tout simplement pas. Et elle aurait raison après tout. Tu l'as abandonné, tu l'as lâché et il peut se passer tellement de choses en quelques années... C'est pour cette raison qu'avec tes anciens proches, tu as préféré te faire tout petit. Exception faîte pour ta famille mais elle, c'est simplement pour l'argent et rien de plus. Dans ces moments-là, où tu te retrouves seul à l'appartement, tu ne peux pas t'empêcher de penser à ta vie d'avant. Est-ce qu'elle te manque ? Non, pas vraiment. C'était un bordel sans nom. Mais tu as des regrets, comme tout le monde. Même si c'est trop tard, même si tu ne peux plus retourner en arrière. Ton regard a beau être posé sur la télévision, tu es totalement perdu dans tes pensées et la seule chose capable de te sortir du foutoir qu'il y a dans ta tête, ce sont les quelques coups donnés à ta porte. Tu jetes un vague coup d'oeil à ta montre et tes sourcils se froncent. Tu n'attends personne aux dernières nouvelles, et tes colocataires rentrent sans frapper. Peut-être qu'un des deux a oublié ses clés, ça ne t'étonnerait même pas. Tu soupires et tu te lèves pour te diriger vers la porte que tu ouvres, t'attendant à retrouver un des gars mais au lieu de ça, tu te retrouves nez à nez avec... « Arielle ? ». Tu prononces son prénom sans vraiment y croire. Tu n'as jamais été le type le plus expressif du monde et pourtant, à cet instant-même, tu ne peux pas t'empêcher de laisser la surprise prendre place sur ton visage. Elle est là, devant toi. Plus réelle que jamais. Tu ne perds pas une seconde de plus pour la serrer contre toi, la prendre dans tes bras comme pour t'assurer qu'elle est bien ici, avec toi. Qu'elle est revenue. Tu as ce sourire stupide sur ton visage que tu ne contrôles pas et tu as l'impression d'avoir retrouvé une partie de toi-même, cette amitié qui te manquait tant et dont tu as toujours eu besoin même si tu ne lui as jamais avoué. Parce que tu es comme ça, tu n'as jamais été abonné aux déclarations ni aux démonstrations affectives. Pourtant, là, tu ne peux pas t'en empêcher. Preuve qu'elle a toujours eu une place différente des autres. « Je t'ai cherché partout quand j'suis revenu. J'suis désolé. J'aurais pas dû me barrer comme un voleur. » murmures-tu avant de te décider de déserrer ton étreinte sur elle histoire de la laisser respirer un peu. Tu as besoin de t'excuser de vive voix et tu aimerais lui faire comprendre à quel point tu regrettes d'être parti sans avoir pris la peine d'au moins discuter avec elle. Une dernière discussion, à quoi ça t'engageait ? Mais t'as flippé. T'as flippé de ne pas trouver le courage de quitter le pays si jamais tu voyais une personne à laquelle tu étais attachée, autre que ton ex. Tu observes alors son visage, ton sourire ne faisant que s'accentuer. « T'as vu la manière dont tu me fais sourire ? J'ai l'air d'un putain de niais maintenant à cause de toi. » lui lances-tu avant de ricaner, comme à ton habitude. Chassez le naturel et il revient au galop... Mais tu ne serais pas toi si tu ne lançais pas un petit sarcasme par-ci par-là. Et puis il faut le dire, tu es gêné de te montrer autant heureux devant elle alors qu'il n'y a pas de quoi l'être. Elle te connaît et tu as le droit de te sentir bien de la retrouver, tout simplement.

© GASMASK
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Mar 9 Mai - 15:06

L’envie de te faire une promesse. Une promesse pleine de soulagement. Une promesse qui n’est que mensonge. Parce que, tu sais que tu ne peux pas assurer à ton cœur qu’il ne sera plus lâchement tailladé, lacéré. Qu’il ne se videra plus de son liquide carmin, lentement. Qu’il ne devra plus se battre avec acharnement pour te maintenir en vie. Vie qui semble peu à peu perdre tous ses bons côtés. Parce que, tu sais que tu ne peux pas certifier à ton âme qu’elle ne sera plus jamais scindée en deux. Que ses cicatrices se résorberont et qu’elle n’en sera plus entièrement recouverte. Qu’elle n’aura plus jamais à les cacher, ou, à les exhiber. Honte que tu voudrais te retirer. Peine qui s’amourache trop ardemment de ton corps. Engagement envers toi-même que tu ne peux pas prendre. Ta lucidité te le hurle. Engagement que, pourtant, tu prends quand même, laissant la confusion guider ton être. Comme une nouvelle raison de te flageller, quand tu te trahiras sans même essayer de tenir ton engagement. Encore une fois. Galimatias qui résonne dans ta boîte crânienne. Conflit intérieur que le vent chasse, l’espace d’une seconde. Air frais qui fait flotter tes longs cheveux, qui te ramène à ta quête. Un peu de joie. Un visage qui a trop longtemps disparu de ton paysage. Qui ne s’est pas dessiné sur tes rétines depuis une éternité. Idée un peu idiote de te planter là, de frapper à sa porte, avec un simple sourire. Un sourire et les bras grands ouverts. Rien d’autre. Mais idée qui te réchauffe le cœur. Hésitation qui n’a pas réellement le temps de s’insinuer. Porte qui s’ouvre. Sourire trop large. Et surprise que tu lis sur son visage, avant que ses bras ne s’enroulent autour de toi. Mouvement en accord avec le tien. Le visage contre son corps, tu fermes les yeux. T’es bien là. Tu te sens apaisée. Comme si cette étreinte faisait taire la guerre sans merci qui se déroule en ton être. Comme s’il était un terrain neutre. Tu n’aimes pas beaucoup les gens. Du moins, le contact physique avec les gens. Tu n’aimes pas les étreintes trop spontanées, les bisous sur la joue à tout vas. Les mains qu’on attrapent et les doigts qu’on emmêlent. Les corps qui s’accordent. Ou que l’ont force à s’accorder. Parce que le problème de la spontanéité, c’est qu’elle fait l’impasse sur ton avis. Tout le temps. On s’infiltre dans ton espace vital. Et toi, tu suffoques. Lentement. Tu n’as jamais été à ta place trop près des gens. Mais cette fois, c’est différent. Avec Jesse, c’est toujours différent. Il a des droits que tu n’accordes pas, généralement. Que tu n’as même pas eu besoin d’accorder. Parce que tout s’est imposé à toi. A vous. Jesse c’est une complicité qui s’écarte des normes. Une amitié spécifique, un truc bien à vous. Quelque chose qui a toujours été là, et qui a su survivre à deux années de silence, de distance, d’inquiétude. Tu n’avais aucun doute là-dessus. Tu n’en as jamais eu. T’as toujours su que quand vos routes se retrouveraient, rien n’aurait changé.  T’as toujours su que tout serait exactement comme avant. Comme maintenant. Murmures d’excuses qui glissent à tes oreilles. Mots que pendant un moment, t’as voulu entendre. Trop meurtrie par l’abandon. Comme si t’avais perdue un bout de toi, ce jour-là. Quand t’as découvert ce petit mot. Mots qui t’abîment pourtant les tympans, maintenant. Qui faneraient presque ton sourire. Parce qu’il n’a pas besoin de ça. Parce que tu l’as compris. Parce que tu l’as pardonné, depuis longtemps. Parce qu’il t’a cherché, aussi. Mais que toi, t’étais plus là. Fuite que vous avez prit chacun votre tour. Ses bras se détachent de ton corps, et c’est presque à contrecœur que tu t’écartes. T’excuses pas. T’as pas besoin de ça, Jesse. que tu dis, le sourire qui te déforme le visage. T’as toujours aimée être avec lui, ressentir ce sentiment de pseudo liberté quand il est près de toi. Ce sentiment que le monde ne vous impose aucune barrière que vous ne puissiez faire tomber. C’est comme si, soudainement, tu n’étais plus cette petite fille fragile, perdue au beau milieu de l’océan. En pleine noyade. Comme si t’étais capable de sortir ta tête de l’eau, de respirer à plein poumons et de retrouver la terre sans effort. Présence qui te donne l’illusion d’avoir désarmée la peine. Illusion qui maintient ce sourire idiot sur ton visage. Sur vos visages. Ca t’va bien pour le coup, la niaiserie. que tu lances en un rire, pour le taquiner. T’es pas du genre grandes déclarations, ni effusion d’amour. Lui non plus. Et ces sourires qui ne décrochent pas, qui communiquent autant de joie, vous les tournez en dérisions. Comme pour garder un ancrage à la réalité. Parce qu’il est vraiment là. Que t’es vraiment là. Alors, ta niaiserie et toi, qu’est-ce que vous avez fait de beau pendant deux ans ? Question réellement intéressée. Parce que deux années, c’est long. Deux années, ça peut couvrir beaucoup de choses. Et, tu sais de quoi tu parles.
 
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Mer 17 Mai - 12:56

vieux frères



Ca fait bien longtemps que tu n'as pas senti ce sentiment de joie qui te tort le cœur, qui te donne l'impression qu'il peut exploser d'un moment à un autre. Et bordel, ce que ça fait du bien. Car tu as beau te dire que tu peux te débrouiller seul, que tu n'as besoin de qui que ce soit, tu sais au fond de toi qu'il y a des rares personnes pour qui tu auras toujours une pensée, dont tu as du mal à véritablement te passer. Et Arielle fait partie d'elles, depuis bien longtemps. C'est sûrement la seule de bien qu'on réussit tes parents à faire pour toi, à te la faire connaître grâce à leurs connaissances. La bourgeoisie de Wellington, ce monde qui t'a toujours dégoûté, puis Arielle qui est apparue comme une bouffée d'oxygène parmi tous ces têtes de cons que tu n'as jamais pu supporter. Elle te ressemblait, elle avait aussi ce besoin de liberté et c'était bel et bien la première fois que tu rencontrais une personne comme elle dans ce milieu si coincé où le moindre faux pas, où la moindre envie de vivre est vue comme une tentative de rebellion. Avec elle, tu pouvais lâcher prise, tu n'avais plus la moindre pression. Et tu as cru que tu l'avais perdu pour de bon, comme tous les autres que tu as lâché en fuyant le pays du jour au lendemain. Tu profites quand tu la serres contre toi, que tu la tiens dans tes bras, comme si cela pouvait rattraper tout le temps perdu où tu ne l'as pas vu. Elle t'a manqué, mais tu n'as pas besoin de lui dire pour qu'elle le comprenne car tous tes gestes envers elle parlent à ta place. Comme tu sais que tu lui as manqué aussi en observant son sourire quand tu l'as lâche à contre-coeur. Elle a pas te dire que tu n'as pas besoin de t'excuser, c'est la moindre des choses à tes yeux et pourtant, tu n'es pas le genre de personne à avouer ses torts. Tu estimes que tu as toujours raison dans tes faits et gestes et il est rare que tu es conscience que tu as peut-être foiré à un moment ou un autre, comme avec elle quand tu es parti en lui laissant un simple mot presque insignifiant. Et pourtant, malgré ces longues années loin de l'un de l'autre, tu as l'impression que rien n'a changé quand elle réplique à ta remarque, qu'elle te taquine comme à son habitude. « Profites-en avant que je retrouve ma tête des mauvais jours. » lui lances-tu de ton habituel ton sarcastique. Ta tête des mauvais jours, c'est ta tête de tous les jours de toute façon. Pas pour rien que ton collègue te surnomme si gentiment ''grumpy cat'' au boulot. S'il te voyait là, sûrement qu'il n'en reviendrait pas que tu arrives à sourire plus de trente secondes sans flancher. Mais c'est uniquement grâce à Arielle. Elle a toujours été spéciale à tes yeux et s'il y a bien une amitié à laquelle tu tiens, c'est la sienne. Alors qu'elle te demande ce que tu as fait durant ces deux dernières années, tu te décides enfin à te bouger de devant la porte pour la faire rentrer dans ton appartement. C'est d'ailleurs dans ce genre de moment que tu remercies le gamin de ranger comme il faut car si quelqu'un devait débarquer à chaque fois que tu fous le bordel, sûrement qu'il ferait aussitôt demi-tour. « Bières ? » lui demandes-tu alors que tu te diriges vers le frigo pour aller en chercher deux avant de retourner la voir pour répondre enfin à sa question. « J'ai voyagé un peu partout. Pas eu le temps de tout faire mais je compte bien me rattraper plus tard. » lui dis-tu tout en haussant les épaules. Ouais, tu as beau être revenu, tu penses déjà à partir de nouveau et tu te connais, tu sais très bien que tu ne pourras pas passer toute ta vie dans un seul et même endroit. « J'suis revenu ici il y a quelques mois parce que je me disais que c'était le moment ou jamais. J'avais besoin de retrouver une certaine stabilité, je crois... puis j'étais totalement fauché. C'est ça de grandir, tu crois ? ». Tu ricanes mais au fond de toi, ça te fait flipper de devenir un adulte, d'avoir une vie posée où la routine prend le dessus sur tout. Toi, tu as toujours eu cette envie de bouger et elle est toujours bien ancrée en toi. « Et toi, t'étais où ? » lui demandes-tu tout en lui lançant un regard interrogateur. Tu n'es pas du genre à t'intéresser à la vie des gens, sauf des personnes qui comptent vraiment pour toi. Peut-être qu'Arielle ne voudra pas te le dire, qu'elle garde des secrets mais tu ne comptes pas la pousser à te parler si elle n'en a pas envie. Ca a toujours été comme ça entre vous et il n'y a aucune raison que cela change, même après tout ce temps passé.


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Mer 17 Mai - 14:49

Vos corps qui s’écartent. Votre étreinte, si douce, qui se rompt. Des sourires trop largues et des tas de questions qui te brûlent la langue. C’est presque un peu trop de bonnes ondes d’un coup. Presque un peu trop de bons sentiments, pour ton cœur atrophié. Tu n’as plus réellement l’habitude, ces derniers temps. Tu as été confrontée à beaucoup trop de conflits, d’indécision, d’incertitude, d’incompréhension, d’indifférence. De souffrance. De haine, même. Tu savais pertinemment que ton retour ne ferait pas l’unanimité. Que la ville toute entière ne se jetterait pas à tes pieds pour t’acclamer. Mais, si tu te montres tout à fait honnête, tu ne t’attendais pas à autant de mauvais sentiments. Et, plus encore, tu ne t’attendais pas à ce que ce soit compliqué à ce point. Toi, t’as jamais eu de problème avec le fait d’attiser le désamour. T’as jamais eu de problèmes avec le fait d’être jugée, d’être peu appréciée, voir littéralement détester. Tout ça, ça t’est toujours glissé dessus. Pourtant, cette fois, c’est différent. Tout te touche d’un peu trop près. De beaucoup trop près. Comme s’il y avait une faille, une tonnes de lacérations, dans ton armure d’acier. Cette armure, façon chevalier moyenâgeux, qui t’a toujours accompagnée. Sur ton dos depuis ta plus tendre enfance. Armure qui n’a jamais céder, qui n’a jamais plié, que personne n’a jamais réussi à transpercer. Outre ton père. Le démon de toute une vie. De ta vie. Un être qui n’est pas comparable aux autres. Trop lié à toi. Trop puissant. Parce que son sang coule dans tes veines. Parce que ses gênes sont les tiens.  Ascendant qu’il a toujours eu sur toi. Petite fille faible et sans défense face au monstre qui la paralyse. Qui la brutalise. Monsieur Falcone senior, c’est ton plus grand bourreau. Le seul qui ait réellement réussit à ta faire du mal. A te brisée, morceaux par morceaux. Et, tu as toujours crû qu’il serait ton seul serpent. Que rien ni personne ne pourrait t’infliger de cicatrices aussi grandes et laides que les siennes. Tu t’es plantée. Comme toujours. Et la vie prend un malin plaisir à te le montrer. Avec Dexter. Dexter et son indifférence, son rejet. Errol et ses menaces, sa colère. Avec la suite d’événements catastrophiques qui rythme tristement ta vie. Alors, voir son visage, ses traits doux et sa peau diaphane, c’est comme une bouffée d’oxygène. Oxygène dont t’avais besoin, petite sirène qui suffoquait. Il s’écarte de la porte, t’invitant à entrer. Tu lui emboîtes le pas. Ton regard tourne, t’as presque envie de rire. C’est propre. Bien rangé. Tellement pas Jesse. Il est plus comme toi, du genre à tout laisser traîner ici et là, en espérant que tout se range un jour, miraculeusement. La chance que t’as, c’est que t’as Navi pour le ménage. Un peu trop maniaque à ton goût, parfois. Tu hoches la tête, lorsqu’il te propose une bière. T’as jamais été du genre à refuser. Tu l’es encore moins maintenant. Vacillant doucement vers une addiction meurtrière. Tu le remercies d’un sourire, avant qu’il ne reprenne la parole. Ta question sur ses deux années de vie loin d’ici trouve une réponse. Une réponse que t’aurais pu te donner à toi-même. D’aussi loin que tu t’en souvienne, il a toujours eu l’âme aventurière, Jesse. Et toi, d’une certaine façon, tu trouves ça beau. T’aurais aimé partir en voyage, toi aussi. Pas façon vacances de luxe. Plutôt façon un sac à dos et des nuits à la belle étoile, mais t’as pas eu les moyens. T’es partie sans rien. Pas un sous en poche. Et ton père s’est empressé de te couper les vivres, étant certain que ça te ramènerait. Bienvenue dans le cercle très fermé des gosses de riches sans un rond. que tu lui lances, levant ta bière, l’air ironique collé au visage. Parce que, tu dois bien reconnaître que l’argent de ton père, c’était probablement l’aspect le plus agréable de sa personne. J’sais pas tellement c’que c’est, grandir. J’en ai jamais vraiment eu envie, c’est trop.. flippant pour moi. Mais j’crois que j’y ai été un peu forcé, cette année. ajoutes-tu, la voix presque trop faible. L’éternelle enfant que tu es a vécue une année mouvementé. Beaucoup trop pour ne rester qu’une enfant. Pourtant, tu n’as pas toujours l’impression d’avoir réellement grandit. Parce que, quand tu noies ta peine dans l’alcool, t’es pas réfléchi. Pas adulte. Tu cèdes à un caprice enfantin. Je n’ai pas vraiment pu voyager, moi. J’me suis retrouvée à Gisborne. Comme j’avais plus un sous, j’ai trouvé un petit boulot, puis un colocataire. Kenzo. Il m’a pas mal fait penser à toi d’ailleurs. Il vrai que Kenzo, au premier abord, c’est l’exact opposé de Jesse. Le sourire toujours accroché. La langue un peu trop pendue. Mais, dans le fond, en apprenant à le connaître, tu lui as trouvé quelques ressemblances. Des ressemblances qui t’ont aidées à panser la peine. Même si Jesse, c’est Jesse. J’ai appris que j’étais tombée enceinte, aussi. Après six mois de grossesse. Tu l’crois toi ? que tu lui lances, avec un sourire qui sonne un peu faux. C’est douloureux, mais t’as pas envie de le garder pour toi. Parce que Jesse, t’as toujours pu tout lui dire. De tes problèmes familiaux aux hématomes que t’as laissés sur le corps de Dexter. Il est, tu en es convaincue, la personne la mieux placé pour entendre tout ça. Avec lui, tu ne risques aucun jugements.
 
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JARIELLE ☾ vieux frère.

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