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there's a war inside my head {ft. tom}

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Jeu 20 Avr - 1:18

there's a war inside my head


Garé devant la maison des Blackson, celle de ton enfance, tu restes dans ta voiture sans cesser de l'observer comme si tu t'attendais à voir l'autre crétin qui te sert de frère sortir. Tu ne sais même pas s'il est là au final, tu aurais pu demander Elaine mais tu te vois mal lui envoyer un message juste pour ça et la connaissant, elle aurait vite compris où tu veux en venir et elle ne serait pas gênée d'essayer d'assister à la scène. Depuis le fameux repas de famille écourté par tes soins de la dernière fois, les paroles de Blondie t'obsèdent. Elle t'a balancé que ton frère voyait régulièrement ton ex petite-amie et même si tu t'en doutais (parce qu'elle l'appréciait, ce petit con, elle l'appréciait et tu n'as jamais compris pourquoi), en avoir la certitude n'a fait qu'enfoncer le couteau dans la plaie. Tu aimerais pouvoir ignorer cette information, passer à autre chose mais tu ne peux pas. Pas quand ton frère est concerné.Tu n'as jamais supporté la proximité qu'il avait avec elle et tu as toujours douté de ses véritables intentions envers elle. Est-ce seulement de l'amitié ? Tu espères pour lui que oui, qu'il n'a rien d'autre dans le crâne car tu risques de perdre ton calme. Déjà que face à lui, tu as du mal à te contrôler alors si ton ex est dans l'équation... Clairement, tu devrais quitter ce quartier de foutus riches, repartir chez toi mais tu ne peux pas. Tu dois avoir cette discussion avec lui, tu dois avoir des réponses à tes questions car ça arrive à un tel point où ça t'obsède totalement. Alors après plusieurs minutes d'hésitation, tu te décides enfin à quitter la voiture pour t'avancer jusqu'à la maison où tu entres sans même frapper. Ton père arrive en vitesse et un grand sourire prend place sur ton visage quand il te voit. Oh bordel, il ne manquait plus que ça. « Jesse, je suis content que tu sois venu nous voir. » te dit-il avec cet air sincèrement heureux qui te donne envie de faire aussitôt demi-tour. « Je viens voir Thomas. » lui réponds-tu d'un ton neutre et son sourire s'efface... juste un peu mais assez pour que tu le remarques. Il tente de faire bonne figure devant toi mais il sait à quel point la relation que tu as avec ton frère est conflictuelle. « En tout bien tout honneur. » prends-tu le soin de rajouter avec un sourire purement hypocrite. Et ton père y croit, il tombe en plein dedans car il te fait signe d'une main l'escalier et tu comprends rapidement qu'il est dans sa chambre. Ton père doit croire qu'en deux ans, toute la rancœur que tu as accumulé contre ton frère doit s'être évaporer tout à coup mais c'est tout le contraire. Mais ça, il n'est pas obligé de le savoir tout de suite. Tu montes les escaliers en vitesse et comme à ton habitude, tu rentres dans la chambre de Tom en ouvrant la portée à la volée. Porte que tu refermes aussitôt en t'appuyant contre elle histoire de ne pas lui laisser le temps de filer d'entre tes doigts. Non, maintenant que tu es là, tu comptes bien rester et avoir des réponses à tes questions. « Thomas. ». Tu prononces son prénom tout en l'observant et même s'il a changé un minimum durant ces deux années, tu le reconnais. Malheureusement. « Je ne t'ai pas manqué durant ces deux dernières années pour que tu ne pointes pas le bout de ton nez au fameux repas familial ? Papa a tellement dû être déçu que tu ne veuilles pas faire un petit effort pour ton frère. » lui demandes-tu d'une voix teintée de sarcasme, sans le lâcher du regard. A l'intérieur de toi, tu bouillonnes même si tu ne lui montres pas pour le moment parce que tu réussis à garder un semblant de calme. Mais dés que tu le vois, c'est plus fort que toi, il y a toute cette haine en toi qui ne veut pas te quitter.

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Lun 24 Avr - 21:32



Tu grimpes l'escalier, un toast dans une main, l'autre entre les dents. La maison est relativement tranquille cet après-midi. T'as aperçu ton père perdu derrière des dossiers dans son bureau. T'as vu Elaine sortir ce matin. Et aucune trace de ta belle-mère - il te semble qu'elle a dit quelque chose hier, mais tu n'as pas écouté. Tu t'affales sur ton lit en grignotant d'une main et en avisant d'un oeil déjà fatigué la tonne de trucs que t'es censé faire. Tu dois rendre la reproduction d'une photographie réelle sur format raisin. T'as à peine esquisser les grandes lignes et ton gribouillage trône sur ton bureau, inachevé. Avec désespoir, tu te laisses aller contre ton matelas. C'est mort. Une journée non-productive qui s'annonce. Tu grignotes sur ton lit quand t'entends des voix au rez-de-chaussée. Tu reconnais sans mal celle de ton père mais pas la seconde - ou peut-être que si mais tu ne peux pas imaginer qu'il soit . Tu te redresses et tends l'oreille essayant de discerner la conversation. Mais t'es bien trop loin pour assouvir ta curiosité. Bordel de merde. T'es presque sûr que c'est lui. Tu quittes ton lit et jettes un oeil par la fenêtre. Un vieux tas de ferrailles est garé devant la maison. Ton coeur s'emballe et t'as déjà les mains qui tremblent d'anticipation. Pendant une micro-seconde, tu songes à te barrer par la fenêtre. Ça doit être faisable si tu utilises l'avant toit. Mais t'entends déjà ses pas dans l'escalier. T'as l'impression horrible d'avoir à peine dix ans. Tu t'agites et sursautes quand ta porte s'ouvre et se referme en l'espace d'une seconde. Il est là. Bordel de merde. Tu grimaces en le regardant s'appuyer contre ta seule échappatoire. À croire qu'il te connait trop bien. Il n'a pas vraiment changé en deux ans. Peut-être qu'il n'avait pas certains tatouages mais il a toujours la même tronche d'abruti. C'est le bordel dans ta tête et t'essaies de te calmer en te concentrant sur un truc positif. N'importe quoi. Tu tressailles en l'entendant prononcer ton nom complet. Y'a pas grand monde qui t'appelles Thomas. Y'a que lui - et ceux qui ne te connaissent pas. Tu sers les dents - et les poings - en l'écoutant enchainer avec ce sarcasme qui le caractérise si bien. Non, en deux ans, il n'a malheureusement pas changé. « Excuse-moi de ne pas avoir eu envie de te voir ramper pour de l'argent.» Tu le fusilles de ton regard clair. T'as pas vraiment envie d'être sympa. En fait, c'est probablement épidermique. Tu ne le supportes pas. T'as juste envie qu'il parte. Maintenant. « J'ai dit à papa que c'était une mauvaise idée. Mais apparemment, il est persuadé que tu as changé Toi, par contre, t'es persuadé qu'il est et restera le même Jesse. Celui qui te martyrisait quand t'étais gamin. Celui qui faisait pleurer ta mère, enrager ton père. Celui qui accaparait leur attention en foutant le bordel. Trop égocentrique et narcissique. Tu fais un pas en avant, puis deux. Tu le bouscules pour accéder à la porte. Il est plus grand de toi, ça te fait grincer, ça te fait chier. Tu poses une main tremblante sur la poignée et plantes ton regard dans le sien. Plein de haine, de ressentiment. « Je te dirai pas que j'ai été content de te voir.» T'ouvres la porte, le bouscules à nouveau. Peut-être un peu trop fort. « La sortie, c'est en bas de l'escalier, tout droit.» Sourire hypocrite. « Au cas-où t'aurais oublié.» D'un geste sec, tu lui montres l'escalier un peu plus loin. Casse-toi Jesse et reviens plus.





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Mer 26 Avr - 23:27

there's a war inside my head


Tu dois prendre sur toi pour ne pas laisser ta haine parler mais tu sais que le moindre mot de travers de sa part peut te mettre dans une colère noire. Quand vous étiez petits, vos parents pensaient qu'en grandissant, votre relation allait s'arranger mais elle n'a fait qu'empirer et tes deux années d'absence n'ont rien changé à cela. Tu sais que tu ne lui as pas manqué, tout comme il ne t'a pas manqué et ce n'est pas de bonté de cœur que tu te ramènes de cette manière dans sa chambre. Car si tu peux éviter de voir sa tête d'abruti, tu le fais mais là, tu as besoin de réponse et il a tout intérêt à te les donner. Maintenant, il n'y a plus ton ex pour le protéger comme un gosse, elle qui mettait ton frère sur un piédestal alors qu'à tes yeux, il ne vaut rien. Il te fusille du regard, réplique et comme à son habitude, il n'a que l'argent que tu piques à tes parents en bouche alors toi, tu te contentes de lui répondre avec un sourire moqueur mais tes poings se serrent sans même que tu t'en rendes comptes. Tu ne rampes pas aux pieds de tes parents, comme tu ne rampes pas aux pieds de qui que ce soit. Ce sont eux qui acceptent cette situation et qui sont assez stupides pour te donner du fric les yeux fermés. « La preuve que j'ai changé, je suis capable de te rendre une visite de courtoisie sans avoir envie de t'éclater la cervelle contre le mur. » répliques-tu aussitôt avec calme, le ton de ta voix constrastant avec les mots que tu utilises, quand tu apprends que ton père croit que tu as changé. Ce qu'il est naïf... ou tout simplement aveuglé par l'amour qu'il te porte car peu importe les conneries que tu fais, tu restes son fils et il continue de croire qu'un jour, tu accepteras de faire partie pour de bon de cette famille pour autre chose que l'argent. Tu l'observes alors ton cher petit frère s'approcher de toi et quand il te bouscule, ton sourire se crispe. Toi qui fait tout pour ne pas lui sauter directement à la gorge, il commence sérieusement à te mettre les nerfs à vif et ce n'est pas vraiment une bonne chose pour lui. Il ouvre la porte, te bouscule une nouvelle fois et tu écoutes à peine ce qu'il dit car tu n'as pas besoin de ses mots pour comprendre qu'il veut te virer de sa chambre. « T'es comme notre père, aussi naïf que lui. Tu crois vraiment pouvoir te débarrasser de moi comme ça ? » lui demandes-tu d'un ton glacial et sans attendre une réponse de sa part, tu l'attrapes par le col de son haut pour le plaquer contre le mur de sa chambre, refermant la porte à l'aide de ton pied puis tu le relâches presque aussitôt sans pour autant t'éloigner au cas où il essayerait encore de t'échapper. Il est hors de question que ton père soit alerté par ce qui se passe dans la chambre car il t'arrêterait sans aucune hésitation. Il ne faut pas toucher au petit protégé, au fils prodige qui fait tout mieux que les autres. « Tu sais, à cette fameuse réunion familiale... J'ai rencontré cette fille. Elaine, c'est ça ? » lui dis-tu en prenant un air faussement hésitant. Tu le connais pourtant très bien son prénom, à Blondie. « Jolie rencontre. Elle mérite que je passe un peu plus de temps ici rien que pour elle. Mais ce n'est pas le sujet pour l'instant, Thomas. Le truc c'est qu'elle m'a avoué qu'une certaine personne passait ici de temps en temps pour te voir. Elle ne pensait pas mal en me disant ça, la pauvre Elaine mais disons que ça ne m'a pas vraiment plu d'entendre ça. Est-ce que tu vois de quoi je veux parler ou t'as besoin d'un peu plus de détails ? ». Tu en fait des tonnes sur Elaine simplement pour voir sa réaction, voir à quel point cela peut le toucher. Au final, tu ne sais pas vraiment quelle relation il a avec elle mais une chose est sûre, s'il te montre qu'il tient à elle, il est foutu. Parce que tu comptes bien lui faire ressentir ce qu'il te fait ressentir avec ton ex dont il n'a plus aucun droit d'approcher depuis votre rupture. 

© GASMASK
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Mer 3 Mai - 0:03



Jesse, il ne t'a pas manqué. T'aurais souhaité qu'il disparaisse un peu plus longtemps - ou pour de bon. Tu ne t'es jamais senti aussi... toi. Pas de regard noir au coin d'un couloir. Pas de remarque désobligeante. Pas de dispute stupide. Pas de bagarre un peu trop violente. Tu as pris ta place d'enfant unique. D'enfant parfait. Mais il a fallu qu'il revienne et qu'on l’accueille comme le messi. Maman a pleuré de joie. Papa a failli. On s'est plié en quatre pour lui faire un bon repas. Pour le garder. On lui a redonné sa place sans rechigner, sans lui hurler dessus. On l'a pardonné. On a oublié. Parce que c'est Jesse. Parce qu'il a toujours su faire ça. Subjuguer les autres. Un truc que toi, t'as jamais réussi à faire. Non. Parce que toi, t'es trop lisse, t'es trop parfait. T'es pas assez mystérieux, pas assez rebelle, pas assez con. Toi, t'as pas le droit à l'erreur. T'essaies de le faire sortir de ta chambre, tu veux pas de lui. Ni ici, ni dans ta vie. T'as envie d'hurler de rage, de coller ton poing dans son sourire stupide, dans sa façon de parler tellement arrogante. Parce qu'il te regarde de haut Jesse. Il t'a toujours regardé de haut. Alors tu le bouscules, t'essaies pas d'être gentil, tu ne veux pas. Mais tu te fais avoir Tommy. Et tu te retrouves plaqué contre le mur de ta propre chambre, malmené. Il te relâche mais ne s'éloigne pas. Et ça te ferait presque sourire. Parce que c'est exactement comme avant, comme s'il n'était pas parti pendant deux ans. Et il enchaine et tu le connais trop bien. Tu sais qu'il veut te blesser, parce que c'est ce qu'il fait toujours. Et t'essaies de rester impassible quand il mentionne Elaine mais tu grimaces, tu fronces les sourcils, tu le fusilles de ton regard bleu. Elaine, tu veux pas qu'il la touche. Tu ne veux pas qu'il la contamine avec ses bêtises. Elaine, elle est trop bien pour lui. T'écoutes ce qu'il a à te dire. T'es surpris. Surpris qu'Elaine lui ait parlé d'elle. Tu serres les poings, tu te raidis. Ton coeur s'emballe. Tu te demandes pourquoi elle lui a parlé de vos rencontres. Comment elle en est venue à ça. Comment il en est venu à eux. Elle t'a pourtant affirmé qu'il n'avait rien dit, qu'il avait été sympa. Mais tu te laisses pas dégonfler. Non. Tu plaques un sourire innocent sur ton visage. Tu sais bien qu'il n'y croira pas. Parce que vous vous connaissez trop bien. « Esther ? Ouais, elle passe toujours de temps en temps. » Ton sourire s'élargit. Tu sais bien. Tu sais bien que c'est pas Esther qui l'intéresse. Mais tu joues les abrutis. « Mais... je comprends pas ? Pourquoi ça te plait pas ? Elle est sympa Esther. » T'hausses les épaules, fait la moue comme un gamin. Non, tu ne comprends vraiment pas. Tu sais que le ton de ta voix est horripilant, tu le fais exprès. T'as l'impression d'avoir quinze ans. Et à en juger par la flamme de haine qui brille au fond du regard de ton frère, t'as pas perdu la main. Alors tu continues. Tu continues parce que tu dois être maso, parce que tu sais qu'il ne fera rien, pas avec votre père juste en dessous. Tu t'approches, t'es obligé de lever le visage pour croiser son regard - et putain, ça te fait vraiment chier. Mais tu restes droit. Tu restes toi. Et du bout des lèvres, d'une voix doucereuse, t'essaies d'achever le peu de self-control qu'il possède. « Mais ce n'est pas Esther qui t’intéresse, hein ? C'est elle ? » Elle, son ex. Hannah. Probablement la seule qu'il ait vraiment aimé. Tu peux pas t'empêcher de sourire, c'est plus fort que toi. T'es sûr que c'est le bordel dans sa tête, t'es sûr que sans votre père, t'aurais peut-être déjà reçu un coup. « Tu veux savoir quoi Jesse ? » T'hésites une micro-seconde sur ce que tu vas dire. Mais t'es lancé, tu ne peux plus t'arrêter. Tu veux lui faire mal. Le faire sortir de ses gonds. « Tu veux savoir si je suis meilleur que toi ? » T'as un sourire immense sur le visage. T'as le regard qui brûle de provocation. Parce que toute cette haine elle vient de là : la jalousie.

Spoiler:
 

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Ven 5 Mai - 15:00

there's a war inside my head


Tu n'as pas besoin de prononcer le prénom de ton ex car même si tu le considères comme le dernier des cons, tu sais qu'il cache bien son jeu et qu'il peut se montrer un minimum intelligent quand il le veut. Ce n'est pas pour rien qu'il est celui sur qui vos parents mettent tous leurs espoirs après tout. Alors tu attends, tu t'impatientes d'avoir une foutue réponse à ta question. Tu veux la vérité, la simple vérité, savoir ce qu'il fout avec elle, ce qu'il y a véritablement entre eux. Mais lui, il joue à l'abruti avec toi, il te prend ouvertement pour un con et il te parle d'Esther, sa meilleure amie. Le pire dans cette histoire, c'est qu'il ose te sourire comme si de rien n'était, comme s'il ne savait pas à quel point tu as envie de lui éclater ton poing dans la tronche à cet instant précis. Peut-être que c'est ce qu'il cherche à faire, à te faire perdre le peu de contrôle que tu as sur toi-même pour que votre père ait bel et bien la preuve que non, tu n'as strictement pas changé vis-à-vis de lui. Tu ne veux pas lui donner cette joie-là même si tu rêves d'abimer son minois mais tu te connais, tu sais qu'à tout moment la situation peut s'envenimer et tu peux perdre totalement ton calme. Tu te forces à rester silencieux pour ne pas lui cracher ta haine au visage, te contentant de l'observer sans le lâcher des yeux de ton regard le plus noir comme pour lui faire comprendre qu'il n'a pas intérêt à continuer à jouer à jeu-là avec toi. Tu le regardes s'approcher de toi et tu espères pour lui qu'il ne va rien tenter qui pourrait le mettre dans une position encore plus inconfortable. Est-ce qu'il veut avoir le dessus sur toi avec ses mots ? Il a beau de ne pas t'avoir vu pendant deux ans, tu te doutes qu'il a dû comprendre assez rapidement que Hannah était un sujet particulièrement sensible pour toi. Elle l'a toujours été, même quand vous étiez encore ensembles. Tu aurais pu tout faire pour elle, tu as même accepté la présence de ton abruti de frère pour sa gueule. Tu as dû les avoir sous ton nez en train de rire ensemble comme si tu n'étais pas là, puis tu t'es fait joliment remercier en te faisant larguer comme la dernière des merdes sans aucune explication. Alors apprendre qu'elle est encore en contact avec lui alors qu'elle ne t'a jamais donné de ses nouvelles, ça te fout tout simplement en rogne, accentuant la haine que tu ressens pour celui qui te fait face. « Dis-moi. » te contentes-tu de lui répondre, les poings serrés. Tu ne supportes pas d'avoir cette impression de ne pas avoir le contrôle sur la situation actuelle car c'est lui qui détient la vérité, pas toi. Il pourrait très bien te mentir, te manipuler, inventer des conneries mais ce n'est pas le genre du si parfait fils Blackson, n'est-ce pas ? C'est à la question qu'il te lance que tes nerfs te lâchent, que tu dis adieu au calme que tu gardais tant bien que mal. Tu l'attrapes une nouvelle fois violemment par le col de son haut mais cette fois-ci, tu le pousses sans aucune douceur contre un meuble de sa chambre. Tu as envie de lui faire mal de tes propres mains, de lui faire regretter ce qu'il vient de te dire mais tu ne peux pas. Pas encore. « J'sais pas ce qui me retient de ne pas te foutre mon poing dans la gueule. » lui dis-tu, l'agressivité se reflétant dans le ton de ta voix. Ce qui te retient, c'est que tu ne veux pas partir de là sans avoir une foutue réponse qui te convienne. Sans savoir la vérité. Sans savoir ce qui se passe vraiment entre lui et celle pour qui tu aurais pu tout donner. « Qu'est-ce qui se passe entre elle et toi ? » lui demandes-tu et cette fois-ci, tu ne t'amuses plus à faire le malin avec lui. Il a réussi à te faire ravaler ton air narquois et tes sarcasmes, qu'est-ce qu'il doit être fier de lui le petit Tommy... « C'est quoi ton putain de problème ? T'es pas foutu de te trouver une nana tout seul, faut encore que tu viennes bouffer les restes ? ». Tes paroles dépassent largement tes pensées car en temps normal, jamais tu n'aurais parlé d'elle de cette manière, comme d'un vulgaire morceau de viande. Mais tu ne te rends compte de rien, tu es juste aveuglé par la haine que tu ressens à l'égard de ton petit frère. Erreur de parcours, car il pourrait très bien prendre un malin plaisir à lui répéter tes si douces paroles.

© GASMASK
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Dim 14 Mai - 23:46



T'es content de toi. T'es content de savoir que t'as pas perdu la main en deux ans. Tu ne t'es pas ramoli et le voir s'énerver, ça te fait jubiler, à croire que t'es né pour le faire chier. Lui, le grand Jesse, le formidable. Lui, le si imparfait que tout le monde trouvait génial. Il t'a suffit de pas grand chose, de quelques mots, d'elle. Tu sais qu'elle est son point faible. Le sujet taboo. Tu sais qu'il déteste qu'on parle d'elle. Et ça doit le faire enrager de savoir que toi, l'abruti de Tommy, le petit frère horripilant, détestable, est resté en contact, possède une place dans la vie d'Hannah. Quelque chose que lui n'a pas. Quelque chose qu'il désire. Pour la putain de première fois de ta vie, t'es celui qui contrôle. Tu ne peux pas t'empêcher de rire quand il te plaque contre le bureau de rage. Trop de violence. Le bois s'enfonce contre tes hanches, mâche la peau, mais tu ne quittes pas ton affreux sourire. T'es trop satisfait de toi-même, du petit effet que t'as produit. Tu poses tes mains sur ses poignets et tires dessus, tentant de le faire lâcher prise.  « Lâche-moi Jesse.» Tu le craches avec haine, avec dégout. Il te secoue comme un putain de prunier et tu jures, n'écoutant qu'à moitié, comme toujours quand il te parle. T'en as rien à foutre de ses questions. T'es pas prêt de répondre, de lui donner cette satisfaction. T'es persuadé qu'il ne te touchera pas. Parce que y'a papa et son chéquier en bas. Parce que t'es le préféré, le plus jeune. Tes doigts se resserrent autour de ses poignets tatoués et tes phalanges blanchissent sous la pression que t'y mets. Tu n'es plus l'adolescent chétif. T'as pris du poids, de la force, en deux ans. T'as grandi. « Tu feras rien. Pas avec papa en bas. » Parce que t'as toujours été celui qui pleurait - jolies larmes de crocodile. Parce que Jesse a toujours été le fautif dans vos disputes. Parce que t'as toujours eu l'air tellement innocent. Il doit probablement t'en vouloir. Toutes ces punitions qu'il a reçu à cause de toi. De tes mensonges. « Pourquoi elle t'intéresse tellement ? » Pourquoi fait-il une fixette sur votre relation ? Y'a rien, pas comme il le sous-entend. Tu l'aimes bien Hannah. Parce qu'elle t'écoute, parce qu'elle te conseille, elle s'intéresse à toi. Parce que tu n'es pas le petit frère chiant à ses yeux. T'aimes passer du temps avec elle, peut-être par nostalgie, peut-être parce que pour toi, l'époque où ils étaient ensemble s'apparente à de bons souvenirs. « Tu craches comme si tu t'en foutais mais c'est pas le cas, hein ? » Il ne serait pas aussi colérique. Il ne se serait pas déplacé jusqu'à toi. Tu tires sur ses poignets, tu le forces à te lâcher et le bouscules en enfonçant tes mains dans ses épaules. T'es mauvais. « T'es jaloux ? » Sourire large. « Ça te fait chier que tes restes me préférent à toi ? » Tu continues ton vilain manège. Tu n'arrives pas à t'arrêter. Toi, habituellement si gentil, si calme. « Tu crois qu'elle va dire quoi quand je lui raconterai comment tu la considères ? » Tu diras rien. Tu veux pas qu'elle sache la vérité. Tu ne veux pas qu'elle sache que Jesse est de retour, parce que tes vilains petits mensonges vont exploser. Et t'en sortiras pas indemne de tes manigances. Tu le bouscules encore un peu. « Barre-toi Jesse. T'es pas chez toi ici. » T'es fils unique depuis deux ans.

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